20-01-2012. Négociations PSAEE
Communiqué de presse
Les experts de la CGT disent la loi et font la loi
ou « comment saboter une réunion »
Le vendredi 20 janvier, les Organisations Syndicales et le Collège Employeur étaient réunis pour valider les termes de l’accord de méthode en vue de la négociation de l’accord de substitution suite à la dénonciation de la convention collective.
Le débat s’est focalisé sur le nombre de représentants mandatés lors des réunions plénières et celles du groupe de travail.
Les organisations syndicales CFTC, CFDT, SPELC, FO et CFE-CGC ont convenu que la proposition initiale de 2 représentants par organisation en plénière et 1 en groupe de travail, avec possibilité de désigner un expert pour chaque collège était une formule acceptable. Elles ont donc validé cette disposition, seul le Syndicat CGT a fait connaître son opposition.
Après validation par les deux collèges à la quasi-unanimité, l’ensemble du texte de l’accord a été mis à la signature.
Considérant cette quasi-unanimité et afin de ne pas retarder les travaux, le Collège Employeur et le Collège des Salariés ont convenu que le groupe de travail se réunirait dans l’après-midi.
(La majorité des signatures étaient déjà apposées en début d’après-midi).
A la reprise, conformément à l’accord, la délégation de chaque organisation syndicale était composée d’un membre, sauf celle de la CGT qui en comptait deux.
S’est engagé alors un long débat débouchant sur une proposition surréaliste consistant à contourner le problème en désignant la représentante de la CGT surnuméraire comme experte du collège des salariés.
Le Collège Employeur a alors demandé un mandat écrit du Collège des Salariés désignant expressément cette experte.
Notre représentant a refusé le texte proposé à la signature. Le Collège Employeur a alors quitté la séance, faisant ainsi le jeu de la CGT dont le but était atteint : saboter la réunion du groupe de travail.
L’attitude de nos collègues de la CGT est incompréhensible et inadmissible.
On ne peut pas à la fois réclamer le respect du code du travail et bafouer les règles de fonctionnement du paritarisme que se fixe la commission à l’unanimité moins une voix, celle de la CGT. Cela dénote un manque de respect à l’égard des autres organisations syndicales et un déni de la démocratie.
Le SYNEP CFE-CGC dénonce avec force cette attitude qui relève de méthodes d’un syndicalisme du passé. Si cette attitude perdure, LE SEUL EFFET, SERA DE FAIRE ÉCHOUER LES NÉGOCIATIONS pour le plus grand plaisir de certains membres du « GRAND PATRONAT DE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE » (ainsi désigné par un membre de la CGT).
Le 20-01-2012
Communiqué de presse
Agents publics de l’Enseignement privé :
Intoxication ou machiavélisme ?
Gel des promotions, changement de statut, etc…
Depuis quelques jours, le monde enseignant public et privé sous contrat avec l’État, est en ébullition. Dans certains bureaux du Ministère de l’Éducation on concocte en secret ( ?) une série de mesures bouleversant, négativement bien sûr, le statut des agents de l’État : modification de leur évolution de carrière, notation pédagogique transférée de leurs inspecteurs aux chefs d’établissements non qualifiés pour en juger, gels de leurs promotions, etc.
Qu’en est-il exactement ? De l’intoxication pour faire réagir les syndicats et leur base, avant le début de la campagne présidentielle ? Du machiavélisme pour, ensuite, n’appliquer que quelques mesures, négatives, mais acceptées sans rechigner avec la satisfaction d’avoir « échappé au pire » ?
Ce qui semble évident est que le Gouvernement cherche à aligner le statut des fonctionnaires sur celui du secteur privé, moins favorable au personnel !
Et ce qui semble tout aussi évident est que, par soi-disant esprit « d’équité » avec les fonctionnaires, le Gouvernement cherche à fragiliser un peu plus encore le secteur privé ! On l’a vu récemment avec l’adoption d’un jour de carence « maladie » pour les fonctionnaires et, toujours par souci « d’équité ( ?) » la proposition (ensuite abandonnée) d’ajouter un 4ème jour de carence au privé !
Alors ?
Le SYNEP CFE-CGC invite les personnels enseignants à se mobiliser et à rester très vigilants, au sujet de ces agitations inadmissibles de couloir.
Par ailleurs, le SYNEP CFE-CGC considère que, dans le contexte économique mondial actuel, et industriel calamiteux de la France, il y a certainement mieux à faire, pour notre Gouvernement, que de réformer l’évolution de carrière de ses agents ; sauf si la gouvernance monétaire internationale ne lui laisse que ce créneau de liberté pour lui permettre d’exercer le pouvoir qui lui reste. Mais, dans ce cas, il serait bon qu’il nous le dise franchement au lieu de chercher à faire encore illusion !
Le 28-11-2011
Convention collective des PSAEE (IDCC 2408):
Communiqué
Enseignement catholique : Salariés maltraités et mal rémunérés
Mercredi 22 juin, le SYNEP CFE-CGC, le SNPEFP-CGT, FO, le SPELC, le SNEC-CFTC et la FEP-CFDT ont réuni devant le siège du collège employeur une centaine de salariés travaillant dans les établissements privés catholiques d’enseignement. Ils sont venus exprimer leur exaspération et remettre une motion au collège employeur (cf. communiqué précédent).
Alors qu’un accord sur de nouvelles classifications peine à se mettre en place tout en générant des baisses de salaires de base ainsi que des déclassements, la dénonciation partielle de la convention collective par le collège employeur a été le déclencheur de cette mobilisation.
Les organisations syndicales considèrent cet acte grave comme l’intention manifeste de réduire les avantages conventionnels et d’augmenter le temps de travail des personnels. C’est pour eux inacceptable.
La demande de révision de l’accord sur les classifications et la renégociation de la partie dénoncée de la convention collective devront permettre à chaque salarié de se voir considéré et de bénéficier d’un juste salaire au regard du travail accompli, sans aggraver ses conditions de travail.
L'unité intersyndicale, inédite en termes d'action, sonne comme un véritable coup de semonce pour le collège employeur. L’entendra-t-il comme une occasion de renouer le dialogue social ?
Paris, le 24 juin 2011
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